Je crois que je me présenterais comme un poème.
Où la fin et le recommencement se chevauchent, puis reviennent de façon incessante.
J’aime me questionner, me réinventer, me redécouvrir.

La matrescence, quant-à elle me fait réaliser la complexité de mon être, la résilience et le pouvoir d’être femme. J’y nourris également mon émerveillement envers le vivant; 
les         c     o            r  p   s
les connexions
les saisons, de toutes sortes
les nuances                                   de                               couleurs
mais
                                   surtout
                                                                            l’Amour.

Nous ne faisons pas,
           ne parlons pas,
           n’offrons pas
           ne trouvons pas
                               l’Amour.
Nous sommes l’Amour.
Je souhaite être.
Je souhaite l’être.
Cette femme.
Cet amour.
Cette mère.
Et tout ce qui se trouve entre les lettres, entre les mots, entre les lignes.

Puis mon art s’est toujours nourri du vide qui m’habite.
Or, les failles se comblent de ce que je découvre à travers les yeux de mon garçon.
Non pas seulement par la magie de l’enfance, mais aussi par ce que devenir femme implique.
Les pièces du puzzle font sens et s’emboitent
s’enlacent
s’embrassent
s’enflamment.
Alors que je repense ma manière d’aimer, d’être
                                                                                                                                                         aimée,
de me laisser aimer,
j’y redécouvre le monde qui m’entoure, un regard nouveau sur la beauté, le pouls des âmes, l’ombre de la lumière,
                                            la vague de ma vie.

A.